Le blogue, encore pertinent?

Le billet de Michelle Blanc la semaine dernière arrive juste au moment où je me questionne quant à la – faible-  présence du blogue dans les stratégies communicationnelles des organisations.

En 2017, 50% de la population mondiale (7,5 milliards d’habitants) est connectée à Internet et 37% est utilisatrice d’un réseau social, Facebook étant le plus populaire avec 1,87 milliard d’utilisateurs (État des lieux, 2017, p. 1-3)

L’impact des réseaux sociaux est indéniable sur notre mode de vie au quotidien. Plusieurs études ont analysé l’engagement des utilisateurs sur les réseaux sociaux ainsi que la croissance des réseaux sociaux et des applications ainsi que des projets collaboratifs au travers de communautés virtuelles, afin d’évaluer leur influence. Il apparaît que les réseaux sociaux étant hautement interactifs et accessibles par définition (blogs, wikis, forums, etc.), ils offrent une plateforme unique et puissante d’information, de partage et de collaboration accessible depuis les ordinateurs, les téléphones intelligents, tablettes ou autres appareils connectés (Cromity, 2012)

Le blogue est perçu comme étant très puissant socialement : les internautes se sentent proches dans leur conversation, comme si toute barrière physique, temporelle et sociale avait été retirée. (Ardelet & Brial, 2011).  Il est un exemple concret de plateforme d’échange :  il permet à un internaute sans connaissances du langage html de créer sa page, de s’exprimer par l’intermédiaire de billets qui apparaissent de façon chronologique, et d’autoriser d’autres internautes de déposer des commentaires sur la page, pour créer un forum de discussions (Silber, 2009).

Je constate, à force de rechercher des contenus pertinents afin de soutenir la promotion de deux clients du secteur associatif, que la plupart des sites Web sont au format 1.0, donc en mode « monologue ».  Ils contiennent de l’information, mais ne permettent pas l’échange, ou même une meilleure connaissance de leurs secteurs d’activités.  Bien entendu, nous retrouverons les fameuses sections : Nos services – Qui sommes-nous –  À propos – Nous joindre et peut-être quelques pictogrammes de leurs comptes de réseaux sociaux, dont les dernières publications datent beaucoup trop…

Quelques avantages du blogue en 2018

  • Démontrer votre connaissance de votre secteur d’activités
  • Faire rayonner votre expertise (référencement)
  • Démontrer que vous vous tenez à jour quant aux nouvelles connaissances (publier régulièrement)
  • Assurer la pérennité de vos contenus
  • Contrer la diminution de la portée naturelle chez Facebook

Doutez-vous encore de sa pertinence?

Sources

Coeffé, T. (2017). État des lieux 2017 : l’usage d’Internet, des réseaux sociaux, des messageries et du mobile. Consulté à l’adresse http://www.blogdumoderateur.com/etat-lieux-2017- internet-reseaux-sociaux/
Cromity, J. (2012). The Impact of Social Media in Review. New Review of Information Networking, 17(1), 22–33.
Ardelet, C., & Brial, B. (2011). Influence des recommandations d’internautes: le rôle de la présence sociale et de l’expertise. Recherche et Applications en Marketing, 26(3), 45–69.
Silber, D. (2009). Médecine 2.0: les enjeux de la médecine participative. La Presse Medicale, 38(10), 1456–1462.
Blogue de Michelle Blanc https://www.michelleblanc.com/2018/04/10/blogue-plus-temps-qu-il-revienne-a-mode-entreprises/
Publié dans Éducation et nouvelles technologies, Blogue, Communications interactives, Modes de communication, Numérique, Outils, Retard numérique | Tagué , , | Laisser un commentaire

Rapport sur les tendances 2018 – Fonds des médias du Canada

Nous voilà déjà rendus beaucoup plus loin que l’autoroute de l’information dont nous parlions tant dans les années 1980: technologie, intelligence artificielle et robotisation teintent désormais toutes les sphères de l’activité humaine, et ce n’est qu’un début!

Lorsque j’étais étudiante à la maîtrise en communications socionumériques en 2013, j’ai pu constater deux grands courants scientifiques quant à cette nouvelle ère:  ceux qui croient que nous sommes collectivement aliénés par ces émergences, et de l’autre côté, ceux qui plaident en faveur de l’émancipation de l’humain.

Relire l’oeuvre de Asimov nous donne aujourd’hui la chair de poule.  Pour bien comprendre la contextualisation de l’intelligence artificielle aujourd’hui, il faut entendre Yoshua Bengio, la star mondiale de celle-ci, qui donnait une entrevue récemment, aux Francs-tireurs.

Voici des tendances que les professionnels de l’industrie des communications ne peuvent plus ignorer:

  • Les splinternets: un casse-tête pour la distribution numérique des contenus
  • Blockchain : une technologie qui a le vent dans les voiles – premières applications dans le secteur des médias
  • Agent conversationnel (chatbot) : les expériences interactives s’invitent dans les applications de messagerie
  • Réalité augmentée les géants du web veulent stimuler son adoption par les consommateurs en donnant des outils aux développeurs d’applis mobiles
  • Streamers: utiliser les données pour gérer la croissance de sa chaîne
  • Reconnaissance vocale et activation par la voix : les entrées vocales simplifient les recherches et rehaussent l’accessibilité
  • Baladodiffusion : très prisée, la diffusion de contenus audio en ligne joue un rôle grandissant dans le secteur de l’audiovisuel.
  • L’écoute binaurale : une technologie incontournable pour diriger l’attention et accentuer l’immersion 
  • Ad blocking : pour contrer le blocage, la pub doit mieux s’intégrer à l’expérience utilisateur
  • Programmatique : la programmatique à heure de grande écoute

 

En conclusion, je vous laisse avec celle du rapport car je ne pourrais dire plus et mieux:

La question n’est pas tant de choisir son camp parmi les « optimistes » ou les « pessimistes ».

La question qui se pose en conclusion de ce rapport est plutôt :  Comment peut-on demeurer réalistes, critiques, vigilants et confiants qu’en tant que créateurs, producteurs ou diffuseurs de contenus, nous avons un rôle à jouer dans ce marché mondialisé des contenus? 

 

Publié dans Analyse, Éducation et nouvelles technologies, Évaluation, Communications interactives, Modes de communication, Numérique, Publicité | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Prévisions 2018 et … des chiffres!

Voici les tendances qui se dégagent fortement en marketing Internet pour 2018, plus particulièrement sur les réseaux sociaux.  Tandis que les paquebots que sont la radio et la télévision bougent difficilement et s’adaptent –trop- tranquillement, Internet et ses médias dits sociaux bougent vite, très vite!

En général, qui influencent l’usage des RS

  • La popularité des GIFs animés : moins coûteux que les vidéos, ils surprennent et font rigoler, et permettent un nouveau modèle d’entreprise.   Du point de vue graphique, ces animations seront à nouveau utilisées soit comme un « hover » ou pour mettre en évidence un message
  • La vente en ligne hors site Web : j’en parlais ici, et cette tendance est en hausse. Pinterest, Instagram et Facebook permettent ces ventes aisément sur leurs plateformes
  • La vidéo : toujours bonne gagnante! (Pagefair vidéo)  Selon YouTube Brandcast 2017,  la visibilité moyenne des pubs sur YouTube atteint 95%, soit 30 points au-dessus de la moyenne sur le web et sur mobile. Pagefair vidéo
  • L’importance grandissante des ambassadeurs de marque
  • L’utilisation de la messagerie par les applications en hausse : Skype, WhatsApp et Messenger
  • L’adoption de la recherche vocale, Siri et sa suite!
  • Une nouvelle spécialité : l’analyse du data

Stats et tendances médias sociaux

  • Au Québec, les entreprises suivront la même tendance que celles dans le monde.  Cette récente étude démontre que l’investissement en Social media marketing est toujours en hausse Social media marketing
  • La diminution marquante de la portée naturelle. Il faudra de plus en plus payer pour obtenir une visibilité! Sortez vos portefeuilles.  Ogilvy-Organic-Reach-Chart-1
  • Les stories : alors qu’elles n’étaient possibles que sur Snapchat, Instagram, Messenger et même Facebook ont suivi la nette tendance de ce nouveau format éditorial vertical, exclusivement mobile, qui mêle photos et vidéos pour une durée limitée
  • Pour 3 minutes passées sur Internet, 1 est dédiée aux réseaux sociaux et messageries par les internautes. (Global Web Index, 2017) GWI-Social-Summary-Q3-2017-1
  • Facebook est le réseau social le plus utilisé au monde, avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois. (Forbes, 2017)
  • Plus de 3 millions de marques utilisent la publicité Facebook. (Facebook, 2017)
  • Un contenu visuel a 40 fois plus de chance d’être partagé sur un réseau social 
  • 91% des organisations qui travaillent sur les réseaux sociaux seulement 6h par semaine indiquent que leurs efforts ont permis d’augmenter la visibilité de leur marque (Social media examiner, 2017)
  • Il y a eu 4,4 millions de vidéos visionnées directement sur Facebook en février 2016, générant plus de 199 milliards de vues (ReelSEO, 2017) 
  • Un contenu visuel a 40 fois plus de chance d’être partagé sur un réseau social. (Hubspot, 2017)
  • 93% des stratèges sur les réseaux sociaux utilisent régulièrement la publicité Facebook. 64% d’entre eux prévoient d’augmenter leur nombre de publicité Facebook. (Social media examiner, 2017)

Finalement, plus ça change, et plus c’est pareil, me direz-vous?  Croyez-le ou non, 89% des messages postés d’un internaute à une marque sont ignorés par la marque en question. (SproutSocial, 2016)  À quoi sert un investissement pour un CM, alors?

Vous, quelles sont vos prédictions? 😉

 

Publié dans Modes de communication, Numérique, Outils, Publicité, Référencement, Réseaux sociaux et société | Tagué , | Laisser un commentaire

Un site Web, est-ce un passage obligé pour obtenir une visibilité sur Internet?

Récemment, j’ai partagé un billet paru dans la Revue Gestion car je considérais les propos d’intérêt et la question du choix des plateformes de visibilité plus que pertinente!  Ainsi, l’univers de la promotion a été fortement métamorphosé dans les vingt dernières années.

Je suis du même avis que l’auteur, mais je rajouterais au oui, un « ça dépend ».

Avant de prendre une décision de choix de plateformes, il faut se poser au moins ces quelques questions suivantes :

√ Est-ce que mes clients ciblés œuvrent dans un  domaine spécialisé?

√ Quel est le profil de ma clientèle tout court, et en termes de fréquentation en ligne?

√ Quel est mon environnement compétitif?  Où les joueurs sont-ils visibles?

√ Ai-je l’expertise pour gérer ma présence en ligne, ou est-ce que j’ai une ressource pour bien me supporter?

√ Quel a été le RSI de mes dernières campagnes traditionnelles?

√ Est-ce que votre site actuel est performant dans l’écosystème de votre présence en ligne?  Est-il « actuel » ou date des bonnes vieilles innovations de 1997?

Sachez qu’il est très possible de vendre en ligne sans posséder un site Web.

Il existe plusieurs solutions indirectes pour vendre :

A) Vente sur des places de marché (plateformes de vente)

– via une plateforme électronique d’un intermédiaire (ex : eBay)

– sur une bourse électronique

– sur une plateforme ouverte « multi-vendeurs » de grands cyber-commerçants (ex : Amazon, Pixmania,…)

B) Vente “déléguée” complètement auprès d’un sous-traitant spécialisé

C) Vente “flash” auprès de sites privés de déstockage ou de sites de souscription de commande groupée

D) Vente sur “sa” boutique hébergée sur une plateforme accessible en mode « SaaS »

Une bonne solution (entièrement québécoise!) vous permettant de vendre en ligne (et sur Facebook!) facilement tout en restant concentré sur votre entreprise est www.panierdachat.com

Vous pouvez ajouter l’onglet Boutique sur votre page Facebook. Ceci  vous permettra de vendre vos produits à des personnes directement à partir de votre Page. À noter que l’utilisation est entièrement gratuite.

Avant de prendre la décision finale concernant votre exposition en ligne, il faut aussi prendre en considération que vos données ne vous appartiendront pas nécessairement…  Relisez les conditions d’utilisation des plateformes comme Facebook.

N’hésitez pas à bonifier par vos réflexions!

Publié dans Analyse, Communications interactives, Création, Modes de communication, Publicité, Référencement | Tagué , , , | 1 commentaire

Google et TechSoup pour les organismes sans but lucratif (OSBL)

Ainsi, ils peuvent bénéficier des offres et de l’assistance pour :

Google Ad Grants : il s’agit d’annonces AdWords gratuites pour faire la promotion du site Web en ciblant des mots clés

Programme YouTube pour les organismes sans but lucratif : ici, cela consiste à pouvoir bénéficier de l’accès à des services pour accroître le rayonnement de votre organisme sur YouTube.

Google Apps pour les organismes sans but lucratif : version gratuite de la suite de productivité d’entreprise Google Apps, incluant notamment Gmail, Google Documents et Google Agenda.

Au Canada, les organismes doivent être inscrits auprès de TechSoup Canada, le partenaire régional de TechSoup Global et aussi comme organisme fédéral de bienfaisance, organisme fédéral sans but lucratif, ou organisme provincial sans but lucratif.  Les autres critères d’éligibilité sont ici.

TechSoup est un organisme canadien qui gère un programme de  don technologique qui est offert aux organismes de bienfaisance, aux organismes sans but lucratif et aux bibliothèques admissibles des produits technologiques donnés ou à prix réduit pour des frais d’administration qui sont généralement de l’ordre de 90% moins cher par rapport à la valeur du marché.

Cette vidéo explique le processus:

Ici,  vous trouverez une FAQ complète concernant Google pour les organismes sans but lucratif.

Publié dans Communications interactives, Impact, Publicité, Référencement | Tagué , , | Laisser un commentaire