Études sur les activités marketing des entreprises B2B au Québec

Un rapport de recherche récent, réalisé par ExoLab en 2012, révèle des informations nouvelles sur le marché des activités marketing B2B au Québec. Ce rapport est essentiel car trouver des données secondaires concernant des problématiques très précises que rencontrent les clients d’ExoLab, et plusieurs entreprises en démarrage, est périlleux!

Par exemple, le besoin de connaître le niveau d’adoption et d’intégration des médias sociaux aux stratégies dans un contexte B2B québécois.  Il y a beaucoup de données secondaires très fiables provenant des États-Unis via Forester Research, eMarketer, ClickZ, etc.  Cette étude répond à ce besoin, au Québec.

Voici certains faits saillants:

– les entreprises québécoises possèdent davantage un département de vente que de marketing.  En fait, peu d’entre elles disposent d’un département marketing indépendant des ventes.  De plus, les budgets marketing sont beaucoup plus faibles que ceux des départements des ventes

– l’adoption des médias sociaux au Québec, si on compare les résultats obtenus à des données provenant d’études aux États-Unis, accuse un retard important. Dans le secteur manufacturier, l’écart est encore plus marqué

– du côté des tactiques marketing employées, les deux vigies confirment que les entreprises B2B demeurent assez traditionnelles dans leurs choix d’outils; imprimés, salons professionnels, marketing par courriel et publicités imprimées sont les tactiques les plus  utilisées. Le marketing par le contenu est pratiquement absent du coffre à outil du marketing et des ventes.

–  56 % des répondants affirment utiliser un logiciel de mesure des visites de leur site web:  ce résultat est faible en rapport avec la très forte adoption du site web comme outil de vente et de marketing.  Ils induisent que la majorité des entreprises ne sait que faire de la mesure de leur site web en rapport avec leurs efforts marketing

– 38 % des entreprises du secteur de la fabrication au Québec affirment que les médias sociaux ne répondent à aucun objectif ou bénéfice

– en ce qui a trait aux technologies qui desservent les fonctions vente et marketing, ils remarquent aussi que les entreprises québécoises B2B utilisent peu d’outils qui leur permettraient d’être plus performantes. Sans système de gestion de la relation client ou en anglais Customer Relationship Management (CRM),  il leur est difficile d’instaurer des processus d’automatisation marketing et vente performants et complets.

Cette étude renforce les constats effectués ici et là quant au retard numérique du Québec.  Un groupe de 13 personnalités du domaine technologique et des communications l’a énoncé l’an dernier.  Plus récemment, l’Institut de gouvernance numérique, nouvellement formé, se promet de déposer un livre blanc au gouvernement sur cette grande préoccupation.

A propos Patricia M Gagné

Stratège en communications traditionnelles et numériques Conférencière: enjeux relatifs à la présence des jeunes sur le Web (vie privée et réputation)
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