Ce que l’on ne dit pas

Chain Reaction of The FamilyCes 25 dernières années, en affaires, comme entrepreneure (prestataire de services ou cliente) ou en tant que gestionnaire (autant comme employeure que future potentielle employée), j’ai pu être témoin qu’il y a des alliances qui se forment naturellement, ou d’autres qui ne verront jamais le jour.

Outre ce qui est mesurable, comme les compétences acquises par l’expérience et les diplômes (le savoir), ou encore les réalisations démontrées ou le potentiel décrypté par des tests psychométriques (le savoir-faire), il y a les valeurs qui transpirent de notre personne, qu’on les nomme, ou non (savoir –être).

Dans les organisations, ce savoir-être sera déterminé en fonction de la culture organisationnelle où évoluent les personnes, ou porté individuellement, et c’est son adéquation – communément appelé le « fit » organisationnel,  qui attire l’attention des spécialistes novateurs en ressources humaines.  Par ailleurs, l’entrevue axée sur les valeurs est pratiquée par certaines organisations d’envergure comme facteur de succès.

Les miennes et celles qui m’attirent, souvent inconsciemment 

Pour moi, les valeurs se traduisent par des comportements.  Un long temps est nécessaire pour se connaître un peu, donc pour déterminer ce qui est important pour nous comme valeurs à rechercher et à faire rayonner.

Une collègue pour laquelle j’ai beaucoup d’estime, Cindy Rivard, a récemment écrit un billet sur la question de ses valeurs.  Lorsque je songe à une personne à référer pour des services professionnels, je pense souvent à elle.  J’aime sa façon d’être, ses valeurs, et, à force de réfléchir sur le thème de ce billet, j’en partage plusieurs.

Voici l’essentiel de ce qui est important pour moi,  dans toutes mes relations professionnelles et personnelles:

Le rapport égalitaire

J’apprécie beaucoup avoir des échanges avec des personnes qui, peu importe leur âge ou leur cv, me traitent comme si j’étais aussi importante qu’elles-mêmes…

L’égard 

Dans l’égard, il y a beaucoup le suivi, la présence.  Une réponse honnête à l’intérieur d’un délai raisonnable, un merci, un salut, j’ai pensé à toi en voyant ça, un retour, un feed-back sont souvent des signes d’égard à l’autre: tout cela peu importe le statut de la personne, de ce qu’elle peut éventuellement m’apporter, donc sans calculs préalables.

La mise en valeur

Permettre aux autres de se mettre devant les éclairages, les laisser prendre les devants, leur accorder les crédits, et savoir rester dans l’ombre, me fait autant de bien que d’être sous les projecteurs.

L’humilité

On dit que les plus grands sont les plus simples … c’est pour dire!  Je la définis comme une façon de se comporter avec une grande simplicité, ayant intégré que la vie est bien fragile et que les acquis peuvent bien s’équivaloir.

Le soutien

Même si je dois refuser un mandat, je recommande une personne qui, je crois, sera mieux placée que moi pour le réaliser.

Si je ne retiens pas une candidature pour un emploi, je communique ma décision.  Une entrevue d’emploi se veut un moment fort important dans un parcours professionnel.  J’aime que la personne sente qu’elle est unique et importante pour moi, du moment de la convocation jusqu’à la communication de la réponse.

Je me demande toujours ce que je peux faire pour les autres, et non ce qu’ils peuvent faire pour moi.

La réciprocité

Il y a quelques mois, j’écrivais sur l’importance de la réciprocité sur le Web.

J’aime beaucoup l’appellation de Mathieu Laferrière lorsqu’il fait référence au réseau social LinkedIn : le capital réactionnel.  Il appelle ainsi ce qui se crée chaque fois que vous permettez à d’autres d’obtenir de la visibilité et des réponses – par un j’aime, un commentaire, un partage.  Le capital réactionnel doit être réciproque, à la longue.  C’est de cette manière que se créent les réseaux sur le Web.

Le principe du retour sur le Web est le même que dans la « vraie vie ».  J’ai la ferme conviction que donner, c’est recevoir, maintenant ou plus tard.

Comme Pénélope McQuade, il m’a fallu du temps pour comprendre que je dois vivre en corrélation avec mes valeurs profondes.   À travers elles se projette ma vision de la vie humaine. Et c’est une question de survie.

A propos Patricia M Gagné

Stratège en communications traditionnelles et numériques Conférencière: enjeux relatifs à la présence des jeunes sur le Web (vie privée et réputation)
Cet article, publié dans Communications interactives, Information, Modes de communication, Valeurs, Vie d'entrepreneure, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Ce que l’on ne dit pas

  1. Merci pour la mention Patricia. J’aime bien ton texte (et je me reconnais dans tes valeurs).

  2. Patricia M Gagné dit :

    Toujours un plaisir Mathieu. (probablement la constitution de ce petit fil qui nous garde en contact depuis tout ce temps)

  3. Cindy Rivard dit :

    Oh! Quelle belle surprise Patricia! Tu me fais vraiment plaisir 🙂 Travailler avec authenticité et dans le respect de ses valeurs est tout simplement un respect de soi-même et par le fait même, des autres. Cependant, comme tu le dis si bien, mettre des mots sur ses valeurs demandent une bonne connaissance de soi et prend un certain temps.

  4. Éric dit :

    A reblogué ceci sur Mentorat et compagnieet a ajouté:
    Un article d’une ancienne collègue chez Mentorat Québec, Patricia Gagné. Nos valeurs, si importantes, tout comme en mentorat. Bonne lecture!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s